Pouetpouetpoete

Voyager

Archive pour octobre, 2014

Nuit noire

Posté : 31 octobre, 2014 @ 10:45 dans blabla | Pas de commentaires »

Il fait nuit noire au-dehors

Esseulé là où  tout dort

La grande maison est allumée,

Illuminée comme un phare

Au milieu d’une tempête

Où l’on ne peut plus rien voir.

C’est le temps des voleurs

Des tueurs, de toutes les peurs

Des vices, du caché désespoir,

Là où ceux que  le sommeil

Fuit vite broient du noir.

C’est le temps de la chasse

Pour les nocturnes rapaces

Des animaux fouineurs,

C’est aussi celui du carillon

Du grillon, des œdicnèmes

-De la désirée fraîcheur.

C’est le temps doux ou violent

Où l’on étreint celui qu’on aime.

 

Il fait nuit noire au-dehors

Esseulée là où  tout dort

La grande maison est allumée,

Illuminée comme un phare

Au milieu d’une tempête

Où l’on ne peut plus rien voir.

Rien de rien – vraiment ?

Et que dis-tu du firmament ?

 

Il y a tant

Posté : 29 octobre, 2014 @ 8:57 dans Fêlures | 2 commentaires »

Il y a tant de musiques

De rimes et de mots

Qui s’entrechoquent sous mon crâne

Jouant avec ma solitude

Comme avec une balle.

Il y a tant d’airs, de mélodies

Qui s’essayent tant bien que mal

A combler les trous

Du gruyère de mon âme.

Il y a tant de souvenirs

D’aventures, d’amitiés,

De paysages, de rires

Qui se mêlent s’entremêlent

Dans mon identité.

 

Louis s’énerve

Posté : 28 octobre, 2014 @ 9:06 dans blabla | Pas de commentaires »

Louis s’énerve.

« J’en ai rien à foutre, bordel, moi ça m’arrange pas qu’on parte cette semaine là j’vous dis ! » crie-t-il en postillonnant dans son assiette de spaghettis bolo, et accessoirement sur sa petite sœur de 8 ans au débile nom de Lizzie.

Ses parents, sincèrement contrits mais ferme dans leurs décisions quand à la date des vacances-d’été-dans-le-bungallow-loué, regardent leur adolescent de 14 ans secoué sa tignasse en signe de colère tant bien que mal contenu. Ils savent qu’ils ne faut rien répondre, et le psy leurs à dit qu’il ne fallait rien répondre, donc ils gardent le regard droit, décidé, et ne répondent plus rien. De toute façon, se sera comme ça, il n’a pas le choix.

Devant ce refus catégorique et le sentiment de supériorité évident de leurs attitude plus qu’insultante, Louis dignement s’emporte.

« Putain pourquoi la vie est pas comme on voudrait bordel ?? Fais chier !!!  » hurle-t-il en se levant de table, mouvement directement suivit par celui de sa serviette qui atterris rageusement sur le plat de spaghettis.

Ces parents gardent le regard fixé loin droit devant eux. Surtout, ne rien répondre. Lizzie continue d’enrouler avec soins ses spaghettis autour de sa fourchette, -en s’aidant parfois de ses doigts quand il y a une récalcitrante.

« Ptêtre pasque se serait trop facile et que du coup tout le monde s’ennuierait. »déclare-t-elle d’un coup sans quitter des yeux la rotation de sa fourchette.

Tout le monde autour de la table de la cuisine de la famille Lambri la fixe.Tranquillement, Lizzie, enfin satisfaite du volume de pâtes enroulées, enfourne sa fourchette entre ses lèvres, de son petit air savant que sa maîtresse adore.

Ils partent

Posté : 16 octobre, 2014 @ 10:45 dans blabla | 2 commentaires »

Je reste ils partent

A l’autre bout du monde

Un océan un continent ils vont voir défiler

Sous leurs amples souliers

Tandis que moi se sera les amitiés

Les cours de bio A de Lodé

Les exam’ le karaté…

Je reste ils partent

Avec eux y a eu tant d’voyages

De rencontres d’anecdotes

De souvenirs, de rires…

J’crois qu’jamais j’oublierais.

 

Je reste à nouveau ils repartent

Mais ma vie maintenant

Se détache d’la leur, lent’ment

Ici j’ai mes amis.

(et pis la biologie…)

 

Je reste ils partent

Pour la première fois sans moi.

 

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J’aurais aimé

Posté : 13 octobre, 2014 @ 9:42 dans Fêlures | Pas de commentaires »

J’aurais aimé que ce monde soit juste,

Qu’on puisse fièrement hurler

A juste titre liberté égalité fraternité.

 

J’aurais aimé qu’on puisse se présenter

Tous ses semblables avec une mine de fierté,

Pouvoir haut et fort crier mes convictions

En dépit de la sacro-sainte Opinion.

 

J’aurais aimé dénoncer la souffranc’la mort

- Implorer le pardon pour la folie des cons

La connerie des plus forts.

 

J’aurais aimé pouvoir m’enorgueillir

De mon appartenance à l’Humanité,

J’aurais aimé penser

Qu’il me reste autre chose que rêver.

 

Je n’ai rien à dire

Posté : 7 octobre, 2014 @ 9:33 dans blabla | Pas de commentaires »

Je n’ai rien à dire

Rien à souhaiter

Et rien à désirer,

Je n’ai rien à dire

Rien à écrire

Et rien à partager

-Hormis le fait

que je n’ai rien à dire.

 

 

Amistad

Posté : 5 octobre, 2014 @ 6:31 dans blabla | Pas de commentaires »

Le monde a beau être gris

Ami quand tu ris

Moi j’souris !

 

(dédié à Jasmina et délouille pour leurs sacrés bouilles)

Ce Temps

Posté : 1 octobre, 2014 @ 11:23 dans blabla | Pas de commentaires »

Temps qui file défile
Pelote infinie
Entre les doigts graciles
D’une jeune fille trop habile…
« Ne voudrais-tu point d’moiselle
Poser ton ouvrage ma belle
Tu baille aux corneilles… »
Voudrai-t-on lui dire
- Mais se s’rait trop facile,
Et toujours le Temps s’effile
Entre ses doigts agiles.

 

 

(Merci à l’écrivain de rougepolar qui m’a offert un sujet, l’inspiration d’un instant à poème)

Est-ce que quelqu’un sait pourquoi le monde est comme ça ? (1)

Posté : 1 octobre, 2014 @ 10:19 dans blabla | Pas de commentaires »

Les passants allaient sur le trottoir, flots libres d’humains, les directions les vies, s’évitaient se touchaient sans se voir. Tous le monde passaient.

Au milieu du courant, soudain quelqu’un s’arrête.

« Et pourquoi, hein ? cri-t-il, Pourquoi le monde est comme ça ? Est-ce que quelqu’un le sait ??? »

Les passants sans un r’gard, le contourne -lui, l’écueil aux flots d’Hommes.

Il reste là debout. Épaules tremblantes, poings serrés, il a les yeux fixés sur le sol.

Autour de lui,  les chaussures des passants martèlent le trottoir.

 

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