Pouetpouetpoete

Voyager

Archive pour novembre, 2014

Outre-temps

Posté : 30 novembre, 2014 @ 11:11 dans blabla | Pas de commentaires »

Dans Angers il y a un quartier

Plus vieux que tous les autres

Où le bruit d’la grande ville

Est presque tout étouffé.

-Avec sa cathédrale et sa fière chapelle

Ses maisons en colombages, ses pavés ruelles,

C’est le quartier de la Doutre.

 

Chaque jour je le traverse -toute à mes pensées.

Croisant rares passants, on entend seulement

Parfois d’un oiseaux l’faible gazouillement.

Mais c’matin-là alors que j’avançais pressée

Dans la petite rue des Greniers-Saint-Jean

A l’autre bout des anciens murs de pierre

Voila qu’d'un coup surgit un air

De flûte.

Dans un des porches dominant

La place du Tertre Saint-Laurent

Habillé dans un feutre gris

Quelqu’un sur une marche est assis.

D’une large capuche cachant

Son visage sors une flûte.

Du morceau de bois

-Comme juste creusé- qu’il a entre les doigts

Une triste note s’envola au-dessus d’la chapelle.

C’est là de place en place un errant ménestrel

Qui quête le balancement

Des longues robes des demoiselles,

Des vieilles matrones le pain dur,

Et des chevaliers et des vils manants

La pleine bourse de ceinture ;

Et qui entre-temps vit de l’aventure

Du jour présent, du simple moment

Où le Soleil fier se lève sur

Sa flûtée mélodie.

 

(Quand on tend un peu l’oreille

Même devant cette chapelle

Au cœur d’la Doutre -cette île-

On entend au loin l’rambran

Des pots d’échappements

-Le bruit de la grande ville.)

 

 

 

 

(Pour tout les errants ménestrels

-Pour Mickaël.)

Trouvez-moi une belle phrase, juste une.

Posté : 24 novembre, 2014 @ 5:38 dans blabla | Pas de commentaires »

Trouvez-moi une belle phrase pour faire s’entendre les Hommes,

Trouvez-moi une belle phrase pour leurs faire comprendre comme

L’eau qui coule s’évapore, l’air qui entre et sort, l’oiseau qui tourne et vire

Ne sont pas éternels, ma belle.

 

Trouvez-moi une belle phrase pour expliquer à un enfant

A un suicidé ou au meurtrier qui se lève sous les balles du levant

Que la vie est précieuse et qu’on ne la vit pas seule.

Pour emmener l’humanité faire la ronde -pour changer le monde

Trouvez-moi une belle phrase, reliez donc les mots entre eux

-Trouvez-moi une belle phrase pour décrire les amoureux.

Un clou et un bout’dchou.

Posté : 24 novembre, 2014 @ 4:56 dans blabla | Pas de commentaires »

J’ai été réparer pour deux sous

Le volet du voisin du d’ssous

-Un simple problème de verrou.

J’bricolais quand tout à coup

Son tout petit bout de choux

Par derrière m’hurle « Bouh » !

« Hey spèce d’hibou sans cervelle

Mon dernier clou c’est fait la belle ! »

Je me retrouve donc à genoux

Dans l’herbe a chercher l’dernier clou

Mais autant chercher un pou

Dans le poil d’un caribou.

« Alors tu en est ou ? »

Demande mon voisin du dessous.

« Mais il est pas réparer du tout !

Là le verrou -il est encore tout mou ! »

Vénère il fais la moue.

Je r’garde  sévère son p’tit bout d’choux

Qui content -sacré filou !-

A un regard de loup-garou…

« C’est que comment dirais-je un clou

C’est envoler dans l’herbe d’un coup

Suite à une intervention du bout d’chou… »

Qu’à cela n’tienne que voulez-vous

Mon trop aimable voisin du d’ssous

M’a pas donner un sous.

 

 

(Ma moitié à not’ rendez-vous

M’dit « Pourquoi t’es si tristou ? »

J’lui dit en lui f’sant un bisou

-Là juste dans l’creux du cou-

« Promet-moi promet moi mon chou

Qu’jamais on aura d’bout d’chou. »

Et alors -que voulez -vous-

C’est à son tour de faire la moue.)

 

Une belle phrase en vers pour demain

Posté : 13 novembre, 2014 @ 10:14 dans Smile | 2 commentaires »

Rester sur sa faim un ami

Sans périphrase un jour m’a dit

« Tu me doit une belle phrase

En vers pour demain ! »

Le demain est passé, le surlendemain aussi

Et voilà où j’en suis.

« Une belle phrase une belle phrase »

C’est que très cher par la barbe de ma mère

Ces choses-là ne s’ramassent point par terre !

Et en plus il en faut des « en vers »…

En vers de quoi je me demande !

En verre de montre ? En vers de terre?

En verre de flûte pour le champagne

Ou en vert boisé de la campagne ?

Ou bien en restant terre-à-terre

L’envers d’une vie vers le lend’main ?

Si envers et contre tous c’que tu veut

C’est en un dernier verre pour la route

Sache sans déroute qu’haut la main

Je t’en sert un !

Mon cercle.

Posté : 11 novembre, 2014 @ 3:03 dans blabla | 1 commentaire »

J’étudie la biologie.

Pour cela il me faut

Certaines capacités cognitives

L’essence d’une intelligence,

En quelques mots :

Un peu  d’apprentissages, d’expériences,

Mais avant tout de moi l’existence

-Une humaine naissance.

 

(Car je vois diff’cil’ment

Une tout’ jeune limule

S’instruire distraitement

Du réduit oxydant

-Non point qu’ell’ soit nulle

Mais un poil différent)

 

Et si je naît homme

(d’ailleurs plutôt femme)

C’est que d’autre m’ont cédé

Leurs gén’tiqu’ patrimoines.

De bugs en mutations

Il a bien fallu qu’une

Espèce de plus soit née.

 

Et pour cela qu’faut-il ?

Des mammifères aux vertébrés

Des arthropodes crustacés

Aux 700 pieds des myriapodes

Des pires terreurs la grand’muse

Aux plus élégantes méduses,

Des eucaryotes aux petites bulles

-Ébauche des premières cellules…

Pour y arriver

Il a fallu des milliards d’années.

(Pt’être même d’un caillou la r’tombée…)

 

Un enchaînement infini

-L’origine du pourquoi

Je vit j’ai conscienc’du moi

(Et  l’intelligence, chère limule,

Suffisante pour les études.)

 

Bref,j’étudie la biologie.

 

 

 

(pour les curieux et ignorant biologiquement parlant : « limule » peut être tapé sur google (oui oui, ça existe !) / « myriapode » de même ( « 700 pieds »: oui, fini de rêver, bienvenue dans la réalité ! ) / quand aux « arthropodes » ,  hé bien honte à vous ! Mince alors vous en croisé assez souvent, dans votre assiette comme sous votre semelle ! xp)

Ceux qui s’habillent en noir.

Posté : 9 novembre, 2014 @ 6:10 dans blabla | 2 commentaires »

Devant la cafét’ à la pause de midi

Ils sont tout un groupe sur un rebord assis.

Devant eux une grosse sculpture de pierre

Dont ils portent toute la teinte mère.

Noir. La dominance est noire.

Presque tous, ils s’habillent

Entièrement en noir. Tout autour

D’eux

Bordeaux, beige, blanc, vert, crème, bleu

Ornent la norme qui parfois les lorgne.

Les piercings, pointes, et rangers,

Les cheveux longs pour les garçons

Les logos d’groupes métaleux,

Pour les d’moiselles les colorations,

Vont de ci-delà au milieux d’eux.

Ils discutent. Nom de politiques,

De philosophes; avis,critique

-Ponctué de références historiques-

D’une société -choc intense des idées.

Ils se savent une minorité,

Excluent la sainte « normalité ».

 

Pourquoi porté l’anti-couleur

Celle du mal de la douleur

-De l’obscurité ?

Parce que le noir est simple.

C’est la plus facile des teintes

A porter :

Ce n’est pas le gai jaune, le blanc naïf

Le rouge sexi, ou le bleu amoureux

Le rose fifille ou le vert agressif.

C’est celui qui ne montre aucune

Emotion, seul’ment la rancune

Contre l’apparence -et la timidité.

Derrière le noir on peut si facilement

Se cacher.

Issus d’un questionn’ment osé sur leurs propres identités,

Dans le noir alors se serait-ils

Simplement réfugiés ?

Dans ce groupe si soudé contre la majorité ils ont trouvé

Une île.

 

Pourtant

De l’absence d’émotions de joie

De leurs accoutrement

Je trouve qu’en eux l’on voit

D’autant plus quand le sourire est là.

 

(En refusant toute couleurs -en s’habillant en noir-

De l’extérieur le regard est attirer seulement

Par leurs visages

-Ce qu’ils portent en eux et qui ils sont vraiment.)

Une face.

Posté : 8 novembre, 2014 @ 10:17 dans Fêlures | 2 commentaires »

Perdu parmi les inconnus

Les bombes qu’explosent dans une bondée rue

Les mendiants a d’mi nus.

Nations mourantes, hymnes saignantes

Le monde hurle, le monde tue

Moi j’veut crier à sa face

De ma conscience -de ma présence-

La dédicace.

                  -

Ce s’rait tell’ment plus simple

D’imiter l’humaine masse

Se plaindre haïr geindre détruire

Et puis mourir

Ce s’rait tell’ment plus simple.

Mais alors ça resterait

Tel que c’est.

-Si laid ?

-

(Quelle déveine

En moi aussi y a de la haine

-Humaine.)

-

Le monde hurle le monde tue

Moi j’veux crier à sa face

De ma conscience -de ma présence-

La dédicace.

Le regard vague

Posté : 6 novembre, 2014 @ 9:45 dans Fêlures | 1 commentaire »

Perdue.

Autour d’elle les crayons grattent

-Rangées ordonnées de visages-

Sur les claviers les doigts tapent

-Graves, tendus à s’abreuver

Mécaniquement d’la dictée.

Le regard vague elle regarde

La prof expliquer, les diapos s’alterner

-Histidine et Sacarine Triosulfatés-

Sur elle tout glisse et passe

-Ses épaules écrasées

Comme par une masse.

 

Quand on lui demande

Ce qu’elle feras plus tard

Sa réponse est comm’son regard.

Vague.

Le pourquoi d’être ici

Elle l’ignore.

Ballottée par la vie

Elle ne sait pas encore

Ce qui chaque matin

L’arrachera de son lit

La poussera à demain.

Il est trop tôt peut-être

Pour savoir sa raison d’être…

 

(Mais Clo n’t’inquiète pas

Car moi jpense qu’au fil de l’existence

On l’a fait apparaître.)

 

 

Amphi-Ulg

Un bateau à la dérive

Posté : 2 novembre, 2014 @ 3:41 dans Fêlures | 2 commentaires »

C’était un bateau à la dérive

Voguant bien loin de toute rive

Sans cap ni capitaine.

 

Une mouette sur le platbord

Une légère bise dans le foc

Sa proue mollement fendait

Les vagues à tout hasard.

 

(C’était un bateau à la dérive

Voguant bien loin de toutes rives

Sans cap ni capitaine.)

 

Un marin étendu là sur le quart

Regardait le ciel vide

Près de lui la grande barre

Gîtait sans retenue ni guide.

 

(C’était un bateau à la dérive

Voguant bien loin de toute rives

Sans cap ni capitaine.)

 

Sur la joue du marin

Une goutte salée -l’énième,

Coulait, coulait,coulait

Sur un être qu’il avait

 

 

Aimé.

 

(C’était un bateau à la dérive

Voguant bien loin de toutes rives

Sans cap ni capitaine.)

 

Et puis une tempête

Et le bateau chancelle

Et s’envola la mouette

Au-dessus des nuées noires.

 

(C’était un bateau à la dérive

Voguant bien loin de toutes rives

Sans cap ni capitaine.)

 

Soudain par-dessus l’fracas

Des vagues une voix hurla.

L’entendant le marin

Se leva, scruta les embruns.

 

(C’était un bateau à la dérive

Voguant bien loin de toutes rives

Sans cap ni capitaine.)

 

Un homme à la mer

Parmi les courants fous

Hurlait contre sa mort

-Le marin pris la barre.

 

(C’était un bateau à la dérive

Voguant bien loin de toutes rives

Avec un cap un capitaine ! )

 

 

 

 

(Pour tout les marins qui ne savent pas qu’ils sont capitaines,

Pour Tibo. )

Pour quoi tu pense que l’on vit ?

Posté : 2 novembre, 2014 @ 12:58 dans blabla | 2 commentaires »

Ils sont en haut d’une colline sur une route qui droite coupe un paysage désertique.  Un homme grand, et un petit garçon se tiennent debout là, les bras ballants, côte à côte.Devant eux et sous eux s’étend l’infini de l’asphalte. Ils ont le même regard, fixé vers l’horizon lointain.Il fait chaud, le soleil frappe et illumine, pourtant aucune goutte de sueur ne se dérobe sur leurs peaux. Sans même bouger un cil, le petit garçon doucement de sa voix clair remue le silence.

« Dis,papa, pour quoi on vit ? »

L’homme continue de jeter son regard vers la ligne de la route. Son visage est légèrement basané, mais bien rasé et fier. Quand il parle, sa voix est belle et grave, douce.

« Peut-être qu’on vit pour ça. » et d’un léger mouvement de nuque il désigne le paysage immense devant eux, la route et le soleil. Le petit garçon d’un coup tourne sa tête vers le visage de l’homme. Il fronce les sourcils.

« Non, moi je ne crois pas. » dit-il, résolu, et avec presque une pointe de colère dans la voix. L’homme pour la première fois quitte le paysage pour tourner lentement son regard vers l’enfant.

« Alors pour quoi toi tu pense que l’on vit ? » rétorque-t-il doucement.

« Moi, je pense que l’on vit pour ça. » répond le petit garçon aux sourcils toujours froncés, et en soutenant le regard de l’homme, il glisse alors sa fine main dans celle grande et forte. L’homme sourit. D’un même mouvement, lui et le petit garçon regardent à nouveau vers la route qui descend la colline.

Alors l’enfant sourit. Leurs deux silhouettes qui se tiennent par la main, seules, défient des yeux le monde.

 

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