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Archive pour la catégorie 'Fêlures'

Julie (1) – Mercredi 25 février-

Posté : 6 mars, 2015 @ 3:53 dans blabla, Fêlures | Pas de commentaires »

Dans le salon la télé est allumée

Dans la cuisine maman est affairée

Vers elle Julie accourt

-Les infos suivent leurs cours-

Le cadre est posé.

 

« Maman maman dis tu sais quoi

Moi quand je serais grande

J’irais au Sahara,

Dans le Djebel Amour

J’irais dire bonjour

Aux touaregs en Djellabas ! »

Elle sourit puis s’élance

Vers son lit, son livre d’images.

« [...] Mali : Nouvelle prise d’otages

L’Afrique ivre de violence

Boko Haram sévit [...] »

 

(Vite vite reviens Julie

Pour d’mander à sa mère

« Les courses de dromadaires

Tu crois qu’ça existe dit ? »)

Une face.

Posté : 8 novembre, 2014 @ 10:17 dans Fêlures | 2 commentaires »

Perdu parmi les inconnus

Les bombes qu’explosent dans une bondée rue

Les mendiants a d’mi nus.

Nations mourantes, hymnes saignantes

Le monde hurle, le monde tue

Moi j’veut crier à sa face

De ma conscience -de ma présence-

La dédicace.

                  -

Ce s’rait tell’ment plus simple

D’imiter l’humaine masse

Se plaindre haïr geindre détruire

Et puis mourir

Ce s’rait tell’ment plus simple.

Mais alors ça resterait

Tel que c’est.

-Si laid ?

-

(Quelle déveine

En moi aussi y a de la haine

-Humaine.)

-

Le monde hurle le monde tue

Moi j’veux crier à sa face

De ma conscience -de ma présence-

La dédicace.

Le regard vague

Posté : 6 novembre, 2014 @ 9:45 dans Fêlures | 1 commentaire »

Perdue.

Autour d’elle les crayons grattent

-Rangées ordonnées de visages-

Sur les claviers les doigts tapent

-Graves, tendus à s’abreuver

Mécaniquement d’la dictée.

Le regard vague elle regarde

La prof expliquer, les diapos s’alterner

-Histidine et Sacarine Triosulfatés-

Sur elle tout glisse et passe

-Ses épaules écrasées

Comme par une masse.

 

Quand on lui demande

Ce qu’elle feras plus tard

Sa réponse est comm’son regard.

Vague.

Le pourquoi d’être ici

Elle l’ignore.

Ballottée par la vie

Elle ne sait pas encore

Ce qui chaque matin

L’arrachera de son lit

La poussera à demain.

Il est trop tôt peut-être

Pour savoir sa raison d’être…

 

(Mais Clo n’t’inquiète pas

Car moi jpense qu’au fil de l’existence

On l’a fait apparaître.)

 

 

Amphi-Ulg

Un bateau à la dérive

Posté : 2 novembre, 2014 @ 3:41 dans Fêlures | 2 commentaires »

C’était un bateau à la dérive

Voguant bien loin de toute rive

Sans cap ni capitaine.

 

Une mouette sur le platbord

Une légère bise dans le foc

Sa proue mollement fendait

Les vagues à tout hasard.

 

(C’était un bateau à la dérive

Voguant bien loin de toutes rives

Sans cap ni capitaine.)

 

Un marin étendu là sur le quart

Regardait le ciel vide

Près de lui la grande barre

Gîtait sans retenue ni guide.

 

(C’était un bateau à la dérive

Voguant bien loin de toute rives

Sans cap ni capitaine.)

 

Sur la joue du marin

Une goutte salée -l’énième,

Coulait, coulait,coulait

Sur un être qu’il avait

 

 

Aimé.

 

(C’était un bateau à la dérive

Voguant bien loin de toutes rives

Sans cap ni capitaine.)

 

Et puis une tempête

Et le bateau chancelle

Et s’envola la mouette

Au-dessus des nuées noires.

 

(C’était un bateau à la dérive

Voguant bien loin de toutes rives

Sans cap ni capitaine.)

 

Soudain par-dessus l’fracas

Des vagues une voix hurla.

L’entendant le marin

Se leva, scruta les embruns.

 

(C’était un bateau à la dérive

Voguant bien loin de toutes rives

Sans cap ni capitaine.)

 

Un homme à la mer

Parmi les courants fous

Hurlait contre sa mort

-Le marin pris la barre.

 

(C’était un bateau à la dérive

Voguant bien loin de toutes rives

Avec un cap un capitaine ! )

 

 

 

 

(Pour tout les marins qui ne savent pas qu’ils sont capitaines,

Pour Tibo. )

Il y a tant

Posté : 29 octobre, 2014 @ 8:57 dans Fêlures | 2 commentaires »

Il y a tant de musiques

De rimes et de mots

Qui s’entrechoquent sous mon crâne

Jouant avec ma solitude

Comme avec une balle.

Il y a tant d’airs, de mélodies

Qui s’essayent tant bien que mal

A combler les trous

Du gruyère de mon âme.

Il y a tant de souvenirs

D’aventures, d’amitiés,

De paysages, de rires

Qui se mêlent s’entremêlent

Dans mon identité.

 

J’aurais aimé

Posté : 13 octobre, 2014 @ 9:42 dans Fêlures | Pas de commentaires »

J’aurais aimé que ce monde soit juste,

Qu’on puisse fièrement hurler

A juste titre liberté égalité fraternité.

 

J’aurais aimé qu’on puisse se présenter

Tous ses semblables avec une mine de fierté,

Pouvoir haut et fort crier mes convictions

En dépit de la sacro-sainte Opinion.

 

J’aurais aimé dénoncer la souffranc’la mort

- Implorer le pardon pour la folie des cons

La connerie des plus forts.

 

J’aurais aimé pouvoir m’enorgueillir

De mon appartenance à l’Humanité,

J’aurais aimé penser

Qu’il me reste autre chose que rêver.

 

 

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