Pouetpouetpoete

Voyager

Archive pour la catégorie 'blabla'

Bonjour, mon nom est White.

Posté : 10 novembre, 2015 @ 10:56 dans blabla | Pas de commentaires »

 

J’me sens seule, vu d’ici, comme dans une autre galaxie.

Tout est p’tit, tout petit, vu d’ici, comme dans une autre galaxie.

Et je rit, je sourit, car la vue d’ici est sacrément jolie.

 

J’ai le cul bien posé, sur la fin, la fin du monde.

Les jambes pendent, relaxées, dans le noir  d’la fin du monde.

Et j’observe, ça et là, le ballet d’la fin du monde.

 

Ainsi assis sur le bord du monde, ma tête fait girouette

Assis ainsi sur le bord du monde, j’m'en met plein les mirettes

De blanche étoiles, d’étincelles, de milliers de planètes

 

Qui tournent, qui tournent …

 

Folle farandolle infinie, dont on n’a encore rien compris

Folle farandolle finie dans un éclat du nombre Pi

Qui s’termine dans l’oubli d’une diastole …

 

Ets-ce que c’te beauté serait là si personne pouvait la voir ?

Si la vie n’avait pas juste là surgit par hasard ?

Est-ce que je s’rais là si personne n’était mort avant moi ?

 

Car si on voit ça, bha dame c’est qu’on vit.

Car si on voit ça,  c’est qu’on a r’gardé dans le puit

D’étoiles, et qu’on s’est dit, bha dame qu’c'était joli.

 

J’me sens seule, vu d’ici, comme dans une autre galaxie.

Tout est p’tit, tout petit, vu d’ici, comme dans une autre galaxie.

Et je rit, je sourit, car la vue d’ici…

 

Est sacrément jolie.

Un oisillon de rouge-queue noir.

Posté : 13 juin, 2015 @ 3:31 dans blabla | Pas de commentaires »

On a récupérer un oisillon, par le relais soin un couple l’avais ramasser encore vivant dans la gueule d’un chat. Il nous a échoit. C’est une boule de duvet gris avec un bec jaune large et un bout de queue presque écarlate. Pendant quatre jours ma mère le nourrit toutes les heures et demis. Je le découvre en rentrant d’une semaine de taffe, le nourrit, le porte au creux de la paume quand je lit, le laisse courir et sautiller dehors (« faut qu’il prenne l’air, se dégourdisse les ailes, qu’il s’habitue au monde, à courir après les fourmis les sauterelles »). Mais une fois de trop je l’ai lâcher, et c’est mon chat qu’il l’a manger. Il courait dans la cuisine, affolé (je venais de le laisser s’envoler), la porte était ouverte, mon chat était juste là. Un bond, une course et puis voilà. Cet oisillon avait eu par un hasard une deuxième chance de vivre, de faire parti des dix pour cents de taux de survie des rouge-queues noirs. Mais y a des moments où on a juste le temps de gueuler non, et c’est trop tard.

On vous a déjà dit que j’étais conne ? Que je croyais au monde parfait, au monde qui émerveille ? Que je croyais à une forêt luxuriante sous le soleil, pleine d’odeurs enivrantes et à la canopée résonnante de bruissements d’ailes et d’furtifs mouvements hâtifs ? Si c’est pas ça, être naïf, alors c’est quoi ?!

Et juste là, une petite vie pourtant chanceuse vient de payer pour ma connerie.

Seul résonne.

Posté : 26 avril, 2015 @ 12:35 dans blabla | Pas de commentaires »

Seul résonne le chant des œdicnèmes

Quelle vie bohème

Qui donc m’envoie des chrysanthèmes ?

Est-ce toi qui caché dans le noir

Regarde la tranche de lumière

A ma fenêtre ? Une fleur va choîre

C’est vrai, peut-être… Mais tout espoir

Que tu fais naître est juste amère.

 

Car tu n’es pas là et seul

Seul, seul résonne maintenant

Le chant de  la chouette chevêche

Flèche noire, sortie là

Tout juste d’un grimoire

Et qui crie au silence

Calme, la grande apparence

De sa solitude

-J’ai perdu le miroir

Des autres petits cris

Aux étoiles de la nuit.

Today.

Posté : 18 avril, 2015 @ 2:20 dans blabla | Pas de commentaires »

There’s nothing up to say.

Noir blanc

Posté : 9 avril, 2015 @ 10:21 dans blabla | Pas de commentaires »

Noir blanc noir blanc noir blanc noir blanc.

Ses doigts courent courent courent courent courent courent courent courent sur le piano.

Noir blanc noir blanc noir blanc noir blanc.

Ses doigts virevoltent virevoltent virevoltent virevoltent virevoltent  virevoltent sur les touches.

Noir blanc.

Petite fille, avec tes doigts ta fuite fuite fuite fuite fuite fuite fuite fuite fuite fuite aura toujours pour limite huit octaves -une infinit’ infinit’ infinit’ infinit’ infinit’ infinit’ infinité de mélodies.

Ceci est le discours d’une personne sur un podium s’adressant à la foule.

Posté : 5 avril, 2015 @ 11:35 dans blabla | Pas de commentaires »

« Rhmm rhmm, une deux, une deux, ce micro marche-t-il ?! Oui, alors allons-y.

Bonjour à tous,

Si je m’adresse maintenant à vous, c’est qu’en une phrase j’ai décidé de tout vous expliquer : depuis quelques temps je suis enfermé dans une étrange spirale, -vanité appelez-là comme vous voulez- toujours est-il que je suis toujours à mesurer la valeur de ce que je sais faire, comme si cela me donnait plus de raisons d’être aimer, mais non non non à partir de maintenant je me retrouve moi, j’aime faire ceci, cela et c’est ainsi, les autres -vous- ont leurs loisirs aussi; ensuite, vous savez, j’ai choisis d’essayer d’arrêter de stresser au futur inconditionné, un stage rêver par-ci, des sorties par-là, des voyages en veux-tu en voilà, mais ici, et maintenant pour un an j’ai ma vie, tranquille ou non, c’est vrai très chers il reste bien des choses à faire dans le domaine du possible de notre Terre, hé bien moi je dis rien à faire, car non non non tout vient à point à qui sait attendre -je suis jeune encore, à dix-huit ans que ne peut-ont rêver de faire avant la mort , de voir, de paraître, de vivre et d’être, tiens à propos, ne m’en déplaise, il faut que je songe à être à l’aise avec vraiment tout un chacun, car aujourd’hui j’ai compter sur mes mains, une, deux, il reste deux semaines à l’université en L1 SVG, – une, deux- il reste deux semaines avant la fin;

mais comment clore, comment fermer les rideaux sur le dernier décor, je ne sais pas, peut-être en vous disant que j’ai été heureuse de vous rencontrer pour certains, pour d’autres de vous retrouver, de continuer de partager, mais pouaaaaaaaaah c’est rabat-joie tout ça, sachez juste, sache juste foule invisible -dont la plupart des intéressés ne devinent même pas que je m’adresse à eux peut-être à toi- sache juste que je compte bien profiter de cette fin d’année à tes cotés, et qui sait, (surement pour certains), en tout cas j’espère bien, à l’an prochain !!!

(pardon pour le blues de ceux d’entre vous qui n’ont pas, non pas encore finis l’année, ne vous en faites pas c’est la fin de mon discours, vite ensuite vous pourrez retrouver vos chers cours, je compatit -j’ai mes partiels je vous aime)

Voilà, et, heu, sinon, merci, pour tout, et de votre attention. « 

Battements de coeur.

Posté : 1 avril, 2015 @ 2:36 dans blabla, Smile | Pas de commentaires »

Un battement de cœur.

Je suis à ma fenêtre, le menton posé sur mes bras croisés.

 

Un autre battement de cœur.

Le ciel est bleu, bleu, bleu.

 

Un autre battement de cœur.

Le magnolia de la cour est en fleur.

 

Un autre battement de cœur.

Il fait bon, frais, et doux, doux, doux.

 

Un autre battement de cœur.

Dans la cour les arbres hauts libèrent des chants d’oiseaux.

 

Un autre battement de cœur.

Le soleil en déclin joue encore en coquin dans les branches des arbres.

 

Un autre battement de cœur.

Derrière le lycée, portés par la houle, le trafic, les nuages bas vers l’horizon s’écoulent.

 

Un autre battement de cœur.

Accoudé, immobile, à un balcon de l’immeuble d’à coté, au téléphone est un jeune homme, tranquille.

 

Un dernier battement de cœur.

Je suis à ma fenêtre, le menton posé sur mes bras croisés, à attendre peut-être… Un sms. Ah voilà !  »Je part de chez moi, à 21h moins le quart, rendez-vous aux Beaux Arts. »

Dans le cabinet d’un psychiatre

Posté : 27 mars, 2015 @ 11:34 dans blabla | Pas de commentaires »

Des proches,de la famille ont menés l’homme jusqu’à la salle d’attente. Une dame aimable arrive. « C’est à vous » dit-elle, avant de le faire vite rentrer dans le cabinet. Un divan fait face à une table basse, le psychiatre est assis dans un large fauteuil, juste devant un guéridon supportant un vase d’Auteuil. Il lui désigne le divan, et lui dit d’une voix égale : « Je vous en prie asseyez-vous.  » L’homme s’exécute et le psychiatre, calme, lance son premier uppercut.

« Alors dites-moi, dites-moi, dites-moi tout. »

L’homme, bougon, lui répond:

« Je n’ai pas envie de vous déballez ma vie. »

« Mais c’est pour cela que vous êtes ici, racontez allez-y ! »

« Racontez,racontez tous vous n’avez que ce mot-là à la bouche ! » L’homme s’énerve, d’un coup se lève, puis s’agite.  » ‘Aller, déballe tes soucis’ par-ci, par-là,’c'est quoi t’as pas d’amis?’ Vous voulez que je vous dise quoi ?! »

Le psychiatre prend des notes, impassible.

« Je sais pas quoi faire de ma vie, je me sens seul, inutile?! » Maintenant l’homme crie.

« Mais quand est-ce que vous comprendrez ??! » Vivement, il attrape la table basse, la retourne -elle se fracasse. Le psychiatre ouvre des yeux globuleux.L’homme attrape le vase.

« Moi tout ce que je veut,  c’est quelqu’un qui m’ouvre les bras, là, pour que j’aille m’y blottir sans que je n’ai rien à dire. » Le vase valse au sol, dans un crissement de verres. Le psychiatre ne prend plus aucunes notes, l’homme dans sa colère danse furieusement entre les étagères -touts les bibelots redescendent sur terre.

« Ce n’est pas bien compliquer, je veut juste qu’on m’aime un peu, en cessant de s’interroger du pourquoi du comment ! » Violemment le divan découvre un nouveau sens à l’existence. Dorénavant tout est sans dessus dessous, fracassé -sauf le fauteuil et son psychiatre, et d’un coup l’homme  ahanant se calme, s’arrête. Il redresse alors la tête pour déclamer :

« J’existe, et je suis triste, mais pourquoi me demander pourquoi alors qu’il suffit de me prendre entre ses bras…  » Enfin, il  sert les poings, marche vers la porte, crie « merde ! » à la terre entière et puis s’en va.

 

Dans un crissement de verre le psychiatre se lève de son fauteuil. Il va à son guéridon dépourvu de vase d’Auteuil. Il y prend un cahier dans un tiroir. D’une main experte il l’ouvre. D’une autre il sort de sa poche un crayon. En face du nom Pierre Manchon il marque d’une écriture stylée « Besoins maternels » puis referme le cahier.

 

Dans une maison vide.

Posté : 25 mars, 2015 @ 10:37 dans blabla, Rhô que c'est bô... | Pas de commentaires »

Dans les méandres d’une petite maison vide

Sur le sol une silhouette est prostrée

Etre recroquevillé comme à son origine

Avec pour seul amnios le silence, les cendres.

De ses mains, de son buste, de son visage

Il n’y a plus que d’inexpressifs moulages

-Formes lisses d’un gris doux, tout est froid.

Il n’y a plus là le moindre cœur qui bat.

 

Les fresques aux murs vivement colorées

Témoignent d’une vie, d’un art qui à été

Avant d’être tout doucement fardé

Partout de ce gris – il y a un instant

Tout comme peut-être quatre vingts mille ans !

Les carreaux des fenêtres abrasés sont ouverts

Sur la ville et le silence de l’air stationnaire.

Dans les maisons, les ruelles, cachées

Partout c’est d’autres silhouettes figées,

-Ultimes recueillements ou prières,

Derniers étouffements de poussière.

 

Partout c’est un léger tapis, un film grisonnant

Qui fixe la scène dans un des immobiles

Méandres épargnés par le grand flux du Temps.

Je te porte.

Posté : 19 mars, 2015 @ 10:20 dans blabla | Pas de commentaires »

Il y a des gens que l’on porte en bijoux de familles.

Il y a des gens que l’on porte comme des cicatrices, certains qu’on supporte sur ses épaules et d’autres sur lesquels on se hisse.

Il y a des gens que l’on porte en armure cuirassée, d’autres comme des ailes prêtent à voler, certains nous emportent à rêver, et il y en a quelques uns que l’on porte dans son cœur.

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