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Archive pour la catégorie 'Rhô que c’est bô…'

Dans une maison vide.

Posté : 25 mars, 2015 @ 10:37 dans blabla, Rhô que c'est bô... | Pas de commentaires »

Dans les méandres d’une petite maison vide

Sur le sol une silhouette est prostrée

Etre recroquevillé comme à son origine

Avec pour seul amnios le silence, les cendres.

De ses mains, de son buste, de son visage

Il n’y a plus que d’inexpressifs moulages

-Formes lisses d’un gris doux, tout est froid.

Il n’y a plus là le moindre cœur qui bat.

 

Les fresques aux murs vivement colorées

Témoignent d’une vie, d’un art qui à été

Avant d’être tout doucement fardé

Partout de ce gris – il y a un instant

Tout comme peut-être quatre vingts mille ans !

Les carreaux des fenêtres abrasés sont ouverts

Sur la ville et le silence de l’air stationnaire.

Dans les maisons, les ruelles, cachées

Partout c’est d’autres silhouettes figées,

-Ultimes recueillements ou prières,

Derniers étouffements de poussière.

 

Partout c’est un léger tapis, un film grisonnant

Qui fixe la scène dans un des immobiles

Méandres épargnés par le grand flux du Temps.

Lettre d’amour à un ensemble de lettres.

Posté : 28 février, 2015 @ 12:44 dans blabla, Rhô que c'est bô... | Pas de commentaires »

Toute à ma paresse

Je te tiens entre mes mains

Ta peau je la caresse

Sans penser au lendemain.

Des milliers de mots doux

S’élancent dans mon cou,

Et c’est autant de rêves

Qui se déposent sans trêves

Sur les grèves de mon âme.

Je suis ivre des ailes

Que tu m’envois à la pelle !

- Partout des chaînes

Parfois de l’ennui

Et l’unique rengaine

Du quotidien d’une vie…

Vite, me faire la belle !

 

Je crois que de tes pages

Je suis devenue l’otage

-Compositions magiques,

Infinis engrenages,

D’unités bien statiques

Mais tellement portées

A l’envol -Liberté.

Ailleurs.

Posté : 12 février, 2015 @ 8:48 dans blabla, Rhô que c'est bô... | Pas de commentaires »

Le mot ailleurs est une poésie,

Celle de celui qui s’enfuit

Au delà de la ligne d’horizon

Des mers, des terres ou du réel.

Ailleurs, c’est le timide

Le mal-dans-sa-peau

Et dans sa vie qui rêve

Au doux son de pipeau

D’une existence vide

De souffrances, d’absences.

 

Ailleurs, c’est le voyage

Ce que l’on ne connaît

Pas encore. Pour certains

C’est Chambord, le vin

D’Anjou, le charme parisien,

Le Louroux, la côte d’Opale ;

Mais pour d’autres, le Népal

Katmandou, le Taj Mahal,

Les imams, le Sahara

New York, les chûtes de Niagara

Les fronts marqués de la Tica,

Les tortues luths, et Yelowstone

Des cireurs qui font l’aumône

Là où était des rois le trône.

Ailleurs, c’est les embruns salés

-Le doux souffle des alizés

Sur l’horizon d’la Liberté.

 

Ailleurs, c’est le rêve

Celui qui entraîne sans trêves

Sur d’inexistantes grèves :

Pars, petit, loin très loin

Perd-toi hors de la réalité,

Dans de belles existences

Mais sans consistance

Autre que ta conscience.

Lit, et écoute -imagine.

Les galaxies qui tournent,

D’autres vies, l’infini.

 

Le mot ailleurs est une poésie

Celle de celui qui s’enfuit

Au-delà de la ligne de l’horizon

Des terres des mers ou du réel.

Solulotude

Posté : 20 septembre, 2014 @ 4:41 dans Rhô que c'est bô... | Pas de commentaires »

 » Échappatoire où peut s’glisser

Une fierté en mal de soi

Tu te cherche

Sans savoir qu’t'es d’jà là

Haine et envie

De savoir au-delà.  »

 

Folie des mots sans sens

Qui se suivent, infinis

Je n’sais même pas si c’est c’que j’pense

Ou si c’est pour faire joli

- J’en frémit.

Relativisation

Posté : 20 septembre, 2014 @ 4:34 dans Rhô que c'est bô... | Pas de commentaires »

Ça aurait put être, mais ça n’est pas.

Ça pourrait être, mais on ne sait pas.

 

Un choc ce matin

Posté : 20 septembre, 2014 @ 4:30 dans Rhô que c'est bô... | Pas de commentaires »

un choc ce matin

Tandis que j’tartinais mon pain

M’a surpris moi et mon père

En notre cuisine chère.

Un p’tit ovni non-défini

Minuscule chose sans frein

Est venu percuter la vitre

-j’me précipite.

Un tas de plume sur le rebords

Parmi vigne vierge et bitume …

Je m’en saisi « Papa

C’est une mésange j’crois !  »

C’t'un p’tit oiseau

Encore tout couvert de plumeaux

Mais déjà aux ailes

Aux rémiges délicates

Comme deux éventails gris

Qui ornent son p’tit corps morne.

- »Dis, tu crois qu’il est mort ? »

- »Regarde, t’as vu sa nuque

Sous le choc -brisée … »

Ses p’tits yeux noirs

A d’mii fermés

Laisse peu d’espoirs.

sa minuscule tête balotte

Entre des doigts émerveillés

-C’est encore doux et chaud .

De cette année tout jeunot

Surrement il n’savait pas

La dure réalité

de la vie d’un oiseau.

Après observations et photos

D’la transparence

D’ses ailes d’enfances

Il finis au congélo.

Il nourrira les grands rapaces

Qui eux encore tout vivaces

Ont une chance d’s'en tirer

Pour sans remords aller partir voler

En toute liberté.

(C’était un choc ce matin tandis que j’tartinais mon pain.)

Comme

Posté : 20 septembre, 2014 @ 4:21 dans Rhô que c'est bô... | Pas de commentaires »

Comme le bébé qui rit

Comme le ciel qui s’enfuit

Comme l’ami qui sourit

Moi je veut faire partie

De l’infini.

 

(comme l’ailleurs qu’ici)

DSC_253895

Combien

Posté : 18 septembre, 2014 @ 2:25 dans Rhô que c'est bô... | Pas de commentaires »

Combien d’hommes

Combien d’horreurs

Combien de feux

Combien de pleurs

Secouent ton âme ?

 

Combien d’amour

Combien de haine

Combien d’atours

Et de deveine

Harponnent ton cœur ?

 

Combien de vies

Combien de cris

Toi tu souris.

 

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